Nettoyage à sec

Non je vous assure, c'est vraiment la fin

    Et puis drôlement. Ce sont les savants qui l’ont dit. Même que plongé directement dans un baril de crème solaire, ça changera rien du tout. Ça va mal finir mais il parait que c’est normal. Et les gars ils t’annoncent le truc comme ça. L’air dégagé. A tous les coups…

…ils ont un pied-à-terre sur Andromède eux. Mais vu les prix, nous on va rester là. Et on va morfler. Ah non je vous le dit, c’est pénible à la fin…

FIN MONDE intro coul U

Patachon : Quand je pense qu’un jour notre monde prendra fin de manière apocalyptique et grandiloquente…

Ficelle : Ah oui, comme dans « Armaggedon » où toute l’affaire est annoncé dans l’évangile selon Saint-Bruce : « En vérité je te le dis, tu observeras le ciel à la recherche des caillasses du dernier jour et quand tu les verras, tu entendras sonner la grande trompette. Mais ce sera juste un vent de panique qui s’évacuera bruyamment par ta rondelle toute crispée. Tu prendras alors un antispasmodique formulé au charbon actif et tout rentrera dans l’ordre.»

P : Apparemment, les embarras viendront plutôt de notre étoile : un jour, d’après les hommes de science, le Soleil va gonfler, gonfler au point qu’à la fin, tout ce qui traine dans le coin sera vaporisé. Le sale truc. L’enfer de Dante mon petit père, « Toi qui entre ici, abandonne toute espérance », les cercles infernaux et tout le saint-frusquin. Et là, sans être particulièrement bileux, je miserais pas tout sur un réducteur de gaz…

F : Satanas et Diabolo ! Mais que va-t-il donc advenir de l’espèce humaine ? Non parce que ça serait dommage quand même…

On va se faire manger

P : C’est prévu dans cinq milliards d’années, ça nous laisse le temps de faire un petit baise-en-ville. Ensuite, bah on partira dans un gros vaisseau. Et vu le binz qu’on aura laissé sur Terre, on l’appellera « Garez vos meules, v’là Attila »…

F : Ah oui, j’ai vu un documentaire là-dessus : Les hommes ont tout saligoté sur Terre, alors ils déménagent dans l’espace pendant qu’un petit robot tout mité fait un peu de rangement. Mais nous ce sera encore mieux vu que le Soleil aura incinéré les détritus. Du coup on se radinera avec un petit panier repas, et hop, on pourra manger par terre.

P : Pas possible Nostradamus, le gros Soleil aura entièrement boulotté la Terre. A moins que d’ici là on se soit rigoureusement atomisé… l’année à champignons exceptionnelle, la répétition générale, comme si on brulait d’impatience. « Ils avaient de bons moments mais aussi une légère tendance à la décimation. C’était leur côté garnement à ces glands.» Comme épitaphe, t’avoueras qu’il n’y a pas de quoi flamber…

F : Dis-donc j’y pense, la séparation des corps subatomiques par consentement mutuel, pourvu que ça tombe pas la veille des vacances. Bah oui t’imagines : les accessoires tout neufs installés dans la Fiat Punto, porte-canettes spécial neuf trous, couvre-volant en scoubidou, pare-soleil « Julien Lepers forever »… tout ça pour rien. Un coup à se payer une mauvaise réaction en chaine…

P : Et si en plus t’as versé un acompte de réservation au camping des « Trois merguez », il faut le récupérer sous forme de plasma dans la stratosphère. C’est pas forcément pratique…

FIN MONDE merguez A PRENDRE plus petit

F : Tu peux même pas te dire : « Demain est un autre jour » vu qu’il y en aura pas tellement d’autres des jours. Et puis fini les conseils à trois balles : « Il faut être proactif mon petit vieux.» Pourquoi se contenter d’être simplement proactif quand on peut être parfaitement radioactif ?

P : L’embêtant avec la fin du monde, c’est que certains vont être déçus : « C’est dommage, j’avais commandé des huitres » ou : « Malédiction, la veille de mon dépucelage. Je vais tâcher de voir si je peux pas avancer l’accouplement… »…

F : Oui mais d’autres pourraient positiver : « J’avais pas fini de rembourser la banque, ils vont être trop dégoûtés les tire-laines… » ou : « Mon gourou avait raison : « O noble fils du Lotus caoutchouteux, dans l’ère glorieuse de la Sublime-Gargouille-Qui-Nous-Boucane-Les-Grelots, tes soucis bientôt disparaitront.» Quel cador ce type… »

P : Remarque, peut-être qu’en attendant le gros soleil, les hommes vont devenir raisonnables…

Grosse marrade

F : En tout cas, la quête d’un nouveau monde, ça pourrait être le beau truc : trouver une planète fertile gravitant autour d’une étoile qui élancerait généreusement ses rayons vers l’humanité ressuscitée, imaginer le cœur battant la société du futur, saisir l’opportunité pour rebâtir le jardin d’Éden avec, pourquoi pas, un terrain de boules tout en galets d’Etretat…

P : …et mettre le boxon comme d’habitude…

F : Bon, je vois plus qu’un seul moyen de connaitre sérieusement notre avenir : consulter un futurologue renommé…

P : Moi je suggère les belles œuvres de Steven Mandale, et tout particulièrement ses admirables prophéties…

F : Oui en effet, le grand homme nous parle souvent du futur au travers d’exquises métaphores. Bon, par quoi on démarre ? « La fin du monde commence dans ton falzar, tas de guano » ou alors « Dans cinq minutes j’aurai prélevé tes organes internes, fosse à purin »   ?

Post-scriptum : Amis poètes, amies poétesses, j’ai le sentiment confus que vous vous êtes sûrement trompés d’adresse. Enfin, si vous êtes bien ici, moi j’ai rien contre…

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